vendredi 6 mai 2011

La pensée des seuils




J'ai donc décidé d'être sérieuse et d'écrire un vrai livre sur ma pensée des seuils. Donc, j'ai changé le titre de mon blog de "Hating Bergson" à "Soglitude" - terme créé à l'occasion du développement de la méthode de la pensée des seuils pour le numéro de Conserveries mémorielles paru en avril 2010 (voir d'anciens messages se rapportant à cette manifestation) ici. Bergson est toujours une figure importante pour la théorie des seuils, mais il est en bonne compagnie et rencontre constamment de nouveaux amis. Ici à Boston notamment ceux qui s'occupent de la psychologie cognitive, dans la lignée de William James, David Marr...
Inspirée par notre nouvelle maison ici, je donne ainsi une nouvelle maison à la pensée des seuils.

samedi 13 novembre 2010

Le retour et les nouvelles



Après avoir quitté cette vue incroyable sur la ville du futur, je suis de retour à l'endroit où la vue magnifique se concentre sur mes livres, et on pourrait croire que je suis fan de Wittgenstein et d'Aristote, car c'est ce que je vois quand je suis à mon bureau.
Donc, plus de Shanghai, plus de visite quasi-quotidienne de l'Expo 2010, quel choc, de retour à Paris! En fait, non, pas si choquant que ça, maintenant que la grève des éboueurs a cessé, et que ce sont seulement les saletés ordinaires qui se trouvent sur les rues de Paris.
Eh oui, Shanghai était plus propre, tout était plus neuf, et, la nourriture, bien plus épicée et stimulante. Qui l'eût cru. Moi qui ne voulais pas y aller, maintenant, j'essaie de faire du chinois tous les jours, entre mes autres occupations.
Donc, oui, j'écris plusieurs choses, et je prépare une co-présentation avec Troi pour le colloque de Vincent le 1er décembre: La moviola et les cimaises. Et j'espère découvrir à cette occasion que signifient ces mots bien mystérieux.
Sinon, Joana propose la possibilité d'organiser une nouvelle "seuillade" à Coimbra en 2011, et pour l'instant, j'étudie les possibilités de promouvoir la "soglitude" outre-Atlantique.
Pour ce qui est des recherches sur le livre qui commence à traîner sérieusement, je viens de redécouvrir un court texte de Kant sur la grandeur négative en philosophie. Positivité et négativité sont relatives et peuvent s'annuler quand elles concernent le même sujet. Encore des réflexions sur la négation pour alimenter ma partie sur le thème. Bientôt je pourrai tout relire, et me dire, qu'il faut tout recommencer, sans doute, ou peut-être pas?

dimanche 9 mai 2010

Soutenance fantastique!


Voici le docteur souriant entouré de son jury: (de gauche à droite) Laurier Turgeon, Van Troi Tran, Claude Fischler et Martine Roberge!

Félicitations!!!!!

jeudi 29 avril 2010

Québec, thèse et avenirs multiples



Il est donc temps de finir ce livre sur Bergson - enfin, finir, c'est un bien grand mot. FINIR. Je devrais plutôt dire "raffermir" ou "dynamiser", car il me reste en effet encore beaucoup d'éléments à apporter à cette chose avant de l'appeler un livre.
La semaine prochaine je retourne à Québec - pour l'événement des grands événements de la saison: la soutenance de thèse de Troi. Donc pour une fois, les illustrations de ce message sont tout à fait appropriées: Québec - et l'alcool de menthe, thème principal de la thèse.
Sinon, je pense au prochain appel à communications pour la soglitude, ainsi qu'à un journée d'études "soglitudes 2" à Québec ou à Montréal. Il faut étudier les possibilités.
Je suis assez contente des retours positifs par rapport à la publication du numéro sur les seuils - et j'espère qu'il y en aura encore beaucoup.
Dans mes réflexions et rédactions autour de Bergson, je suis encore prise dans la question du moi multiple ou du moi double. Je travaille un peu sur les conceptions de Merleau-Ponty et de Thomas Nagel sur le moi persistant. J'ai du mal à comprendre le moi comme un fond solide sur lequel se meut la diversité de l'expérience. Finalement, je dois quand même être d'accord avec la durée comme fondement du moi ( ce n'est donc pas pour rien que j'écris sur Bergson).
Mais la durée est elle-même multiple me semble-t-il et joue dans un va-et-vient sur les retours et les créations d'une identité. La durée est à la fois histoire et mémoire, et rappels incongrus par les rêves et les souhaits. Souvent aussi constituée de peurs et d'inquiétudes par rapport au présent et à l'avenir. Parler d'une durée de moi ne serait alors pas suffisant pour expliquer la dynamique de la conscience?

vendredi 23 avril 2010

Seuils, Thresholds, Soglitudes


Le numéro est enfin en ligne! Je vous souhaite bonne lecture des articles autour du thème de la "soglitude" sur http://cm.revues.org/418