samedi 23 janvier 2010

VIVE LA SOGLITUDE


Merci à tous ceux qui sont venus à la première journée consacrée à la pensée des seuils!
Nous avons échangé des points de vue et nous pouvons continuer ici sur ce blog jusqu'à la prochaine rencontre! Le numéro est presque prêt, et nous aurons donc aussi une contribution d'Israel Rosenfield sur la mémoire, l'image du corps et la perception des couleurs!

Merci à Sylvie Castets d'avoir fait le voyage de Bordeaux et de sa belle projection d'images qui lilustre son magnifique texte sur les seuils en art! Merci à Isabelle Singer d'être venue d'Aix et pour sa merveilleuse présentation sur Wim Wenders et les seuils au cinéma! Merci à Valérie Darjo pour l'application de la "soglitude" à une situation concrète!
Merci à Joana Duarte Bernardes d'avoir fait le voyage de Coimbra pour venir assister à la journée et présenter son très beau texte sur la maison comme seuil!
Merci à René Daval d'être venu de Reims, et à Israel Rosenfield d'être venu de New York!! Merci à Marcin Stawiarski pour son intervention sur les seuils chez Gabriel Josipovici! Merci à Stephanie Polsky pour son intervention par visioconférence! (oui, ça a marché!)
Merci à Aurélie Maurin pour son étude passionnante sur les seuils "informels"!
Merci à Jen Paul Galibert d'avoir médité sur le bord!
Merci à Sophie Gosselin et David gé Bartoli pour leur "imperceptible" "infraphysique"!
Et merci à tous ceux qui sont venus assister et à tous ceux qui vont encore enrichir la méthode de la pensée des seuils!

lundi 11 janvier 2010

Journée d'étude "seuils, thresholds, soglitudes"



Enfin un nouveau message sur mon pauvre blog si délaissé! Grâce à un intérêt renouvelé et insoupçonné, je suis donc amenée à publier une grande nouvelle! La première journée de la pensée des seuils - la soglitude (sans prononcer le "g") - aura lieu le 20 janvier à Paris!
Je suis particulièrement contente de pouvoir y accueillir un certain nombre des participants qui verront leurs textes publiés dans la prochaine parution de Conserveries mémorielles: Aurélie Maurin, Stéphanie Polsky (en visioconférence de Londres), Jean Paul Galibert, Marcin Stawiarski, Isabelle Singer, Sylvie Castets, Joana Duarte Bernardes, Sophie Gosselin et David gé Bartoli.
Un petit aperçu du prochain numéro avec Valérie Darjo et je l'espère grâce à la participation nombreuse des "soglitaires"!
Une chance incroyable me permet de réunir Israel Rosenfield, professeur à la City University de New York et spécialiste de la mémoire en neurosciences et René Daval, professeur de philosophie à l'université de Reims, autour d'une table ronde. Israel Rosenfield nous présentera des expériences fascinantes sur la création des couleurs, et René Daval nous parlera notamment de l'ivresse, de l'enthousiasme et de la mélancolie, thèmes de son dernier ouvrage!
Un grand merci à Vincent Auzas pour son aide qui a permis de rendre cette journée possible à l'IHTP!

Pour tous ceux qui ne pourront pas être là, notamment Van Troi Tran dont l'absence est due à une urgence thésique qui le retient à Québec, j'aimerais savoir si nous pouvons faire une transmission par webcam interposée? Grand défi à l'équipe technique!
Venez donc nombreux pour parler des seuils et de la multitude des points de vues!


PROGRAMME DE LA JOURNÉE


9h Accueil et Présentation
Vincent Auzas (Paris Ouest Nanterre-La Défense, Université Laval, IHTP)
Tanja Barazon (CAPA)

Entre-deux
9h15 Aurélie Maurin (Paris VIII) « Les passages adolescents »
9h45 Jean Paul Galibert (Paris) « Le bord de la solitude »

10h15 Pause

Politique du seuil
10h30 Stephanie Polsky (Londres) « Walter Benjamin and Heroic Fascism » (visioconférence)
11h Valérie Darjo (Paris VIII) « Les jeunes Italiens pensent « soglitude » »

Poétique du seuil
11h30 Joana Duarte Bernardes (Université de Coimbra, Portugal) « La maison comme seuil »
12h Marcin Stawiarski (Université de Caen-Basse-Normandie) « Rien que des seuils »

12h30-14h Déjeuner

Esthétique du seuil
14h Isabelle Singer (Aix-en-Provence) « Au fil du temps ou la loi du seuil »
14h30 Sylvie Castets (Bordeaux) « Pour une esthétique du seuil»
15h Sophie Gosselin et David Gé Bartoli (Nantes) « L’infraphysique »

15h30 Table ronde « Soglitude, mémoire, enthousiasme »
Débat animé par Tanja Barazon

Israel Rosenfield, Médecin et Professeur des Idées à la City University de New York, Spécialiste de la mémoire et des neurosciences, auteur de L’invention de la mémoire, 1994 Champs-Flammarion, L’étrange, le familier, l’oublié, Champs-Flammarion, 2005, La mégalomanie de Freud, Seuil, 2000.

René Daval, Professeur de philosophie à l’université de Reims, spécialiste de G.E. Moore et de J. Austin, auteur de Enthousiasme, Ivresse et Mélancolie, Vrin, 2009

Discussion avec les participants et le public

17h Conclusions sur le thème de la « soglitude »

Adresse:
59/61 rue Pouchet
75849 Paris cedex 17
: ligne 66, arrêt La Jonquière;
ligne 31, arrêt Guy Môquet ou Brochant-Cardinet
: ligne 13, station Brochant ou Guy Môquet
: ligne C, station Porte de Clichy, sortie rue de la Jonquière

vendredi 15 mai 2009

Encore une idée de l'Europe


On dirait que c'est à la mode- forcément- de se préoccuper d'une identité européenne. Est-elle grecque? est-elle juive? est-elle chrétienne? est-elle slave? est-elle islamique? Ce n'est pas tant le débat autour de ces sources qui m'étonne, mais plutôt cette course qui semble tendre à identifier la "vraie" source. Je ne sais pas si la question de l'identité tourne vraiment autour de cette pluralité d'influences ou une possible restriction. D'un point de vue juridique, économique, je vois qu'il est important de poser des questions, sur le respect de l'autre surtout. Mais quel intérêt de chercher les sources grecques de l'Europe si ce n'est uniquement pour présever un idéal qui était déjà douteux à l'origine. J'ai l'impression que c'est une vanité intellectuelle, un retour ou une conservation d'idées qui n'étaient pas si pacifiques. J'espérais toujours que l'idée de l'Europe était une idée de paix entre les peuples, ou même une dissolution de l'idée de patrie dans une communauté de personnes autonomes et libres. Mais apparemment, la profusion des colloques - comme celui de vendredi organisé à la Sorbonne- entretient une idée à mon avis dépassée d'une Europe grecque ou chrétienne, qui ne donne pas la possibilité à la pensée d'évoluer librement dans une création d'un ensemble, mais devient de plus en plus une revendication d'origine. Un effroi terrible dans une recherche de sources, religieuses ou autres, qui tendent à créer une plus grande opposition entre les hommes qui se sentent ou sont presque obligés de revendiquer une appartenance. J'écoute patiemment les interventions des uns et des autres et je n'y vois qu'un étalage de vanités personnelles. Ou peut-être une expression de la crainte de se retrouver dépourvu d'origine. Mais est-ce vraiment à craindre? L'Europe ne peut-elle pas surtout exprimer le fait d'avoir appris justement de l'histoire que revendiquer des origines mène quasiment toujours à un affrontement? Ne pouvons-nous pas poser la question de l'Europe uniquement dans un souci de paix?

jeudi 14 mai 2009

lundi 11 mai 2009

Grueness

Grâce à des nouvelles lectures et recherches plutôt orientées vers la perception, les images et les mots, je m'intéresse comme dans le dernier message qui date ... d'ailleurs.... toujours à Goodman. Ce n'est pas du tout parce que je n'ai rien fait d'autre ces derniers mois, ce qui indiquerait une totale obsession de Goodman, mais plutôt que je trouve que son "énigme" comme Ian Hacking l'appelle est très fructueuse. Je suis donc de nouveau amenée à réfléchir sur le langage et de rencontrer Wittgenstein et Kripke. Le langage ne peut pas être privé? Si nous ne sommes pas tous dans l'illusion de créer des mots et des signes dans la communication avec nos proches, ce langage-là n'est-il pas en quelque sorte privé, plus que public, si nous disons des choses et nous utilisons toujours d'autres mots dans des conversations privées, peut-être avons nous une plus grande souplesse ou un besoin d'adapter le langage à une intimité?
La création du mot "grue" indique selon moi ce besoin d'une ouverture du langage à d'autres classifications - peut-être- mais surtout à une nouvelle perspective sur le choses qui ne sont pas figées. Le langage qui nous permet de nous faire comprendre est aussi un moyen de désigner des choses que nous n'avons pas encore repérées. Le langage doit être créateur au même titre que le réel est créatif, car nous avons besoin d'adapter notre perception grâce au langage. Et ainsi communiquer par des mot-seuils comme "grue" parce que parfois "blue" ou "green" ne suffit tout simplement pas pour dire ce que nous voulons dire.